Voici trois articles de trois journaux différents (dont un avec l'agence de presse AFP) qui s'avèrent très intéressants :
Les nouveaux investissements français à Pékin suspendus
[ 28/07/08 ] - Les Échos
Une note interne distribuée aux services administratifs de la ville de Pékin aurait récemment ordonné une suspension pendant au moins trois mois de l'approbation des nouveaux investissements français dans la capitale.
DE NOTRE CORRESPONDANT À PÉKIN.
Ni démenti, ni confirmation officielle. Les dirigeants chinois et français n'ont pas réagi ce week-end à l'annonce, vendredi, d'un nouveau durcissement des relations entre Pékin et Paris. A moins de deux semaines de la visite éclair de Nicolas Sarkozy dans la capitale chinoise - le président français ne devrait rester que quelques heures pour assister à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques - les autorités de la ville de Pékin auraient, selon des informations publiées ce week-end sur le site Internet des « Echos », décidé de suspendre pour au moins trois mois l'approbation de nouveaux investissements français dans la capitale chinoise.
Tentant, ces derniers jours, de faire enregistrer dans la ville de nouvelles structures de grandes sociétés françaises, des cabinets d'avocats occidentaux et des agents chinois travaillant avec les administrations locales se seraient vu opposer une fin de non-recevoir. « On nous explique que notre dossier est parfaitement complet mais que l'approbation n'aura pas lieu car l'entreprise requérante est française », rapporte un expert à Pékin sous couvert de l'anonymat. Selon plusieurs sources, une note interne informelle aurait été distribuée aux divers services de la capitale validant les créations d'entreprise, les augmentations de capital et autres modifications de statut des entités étrangères. « De hauts cadres confirment que cette disposition est liée à la dégradation des relations diplomatiques entre la France et la Chine », souffle un avocat.
Traditionnellement en phase, les diplomaties française et chinoise se sont brouillées début 2008 dans les semaines ayant suivi l'éclatement de la crise tibétaine. Déjà agacées par le chaos ayant entouré le passage de la flamme olympique à Paris, les autorités chinoises n'ont pas digéré les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui a plusieurs fois associé l'éventualité de sa venue à Pékin à l'évolution de la situation au Tibet. « D'autres responsables occidentaux ont annoncé qu'ils n'assisteraient pas à la cérémonie d'ouverture mais eux n'ont pas fait de lien avec la crise tibétaine. C'est cette association que Pékin n'accepte pas », dit un diplomate européen.
Mécontentement
Très remonté, le gouvernement central, qui contrôle tous les médias du pays, a laissé tacitement monter un mécontentement antifrançais dans le pays et sur Internet avant de fermer les yeux sur un bref boycott des magasins Carrefour et sur le lancement d'une campagne - aujourd'hui terminée - contre le tourisme en France. Les lettres d'excuses de Nicolas Sarkozy, la multiplication des visites de sympathie d'officiels français et autres poignées de main en coulisse du dernier G8 n'ont rien changé. Les autorités communistes sont fâchées, particulièrement dans la capitale chinoise. Son maire, Guo Jinlong, n'a pas supporté la remise du titre de « citoyen d'honneur de la ville de Paris » au dalaï lama et se trouve, depuis, en pointe dans la campagne antifrançaise. Les cabinets d'avocats occidentaux n'ont d'ailleurs pas encore été informés d'un gel des investissements français dans les autres grandes villes du pays.
Peu de démarches d'enregistrement sont traditionnellement entamées pendant l'été mais ce blocage des approbations pourrait se révéler très pénalisant pour les groupes français qui attendent la fin des jeux Olympiques pour réactiver leurs dossiers. « On pourrait très vite se retrouver dans une situation très paralysante », note un cadre français.
Pékin a indiqué le 8 juillet par la voix de son ambassadeur en France que sa relation avec Paris souffrirait de « conséquences graves » si Nicolas Sarkozy venait à rencontrer le dalaï lama au cours de l'été. Pour beaucoup, le gel des nouveaux investissements serait un avant-goût de cette politique de représailles.
YANN ROUSSEAU
http://www.lesechos.fr/info/fran ... pekin-suspendus.htm
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本帖最后由 pregup 于 29-7-2008 00:08 编辑 ]